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Voyage au Pays Basque 2/5

Petite journée dans la Soule en passant par le col d’Osquich avec de beaux paysages même sous la pluie.


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 Mauléon-Licharre dominée par la citadelle est pourtant pleine de charme.


De vieilles bâtisses,des manoirs et des églises, des ponts enjambant diverses rivières, dont le Saison, le Lausset, le ruisseau Urgorri, le laco, l’Aguerre etc. Un riche réseau hydrographique autour duquel s’étalent de jolies maisons, des quartiers qui semblent tranquilles abritant une histoire pourtant bien mouvementée. En effet, Mauléon était un siège administratif disposant d’une châtellenie, d’un bailliage royal et de la subdélégation du pays de Soule et Licharre le siège d’une juridiction, ayant pour ressort tout le pays de Soule. Les appels étaient interjetés à la cour des jurats de Dax (Landes) et de là au sénéchal de Guyenne. Les juges de la cour de Licharre étaient le châtelain de Mauléon, les dix potestats de Soule et les gentilshommes propriétaires. Après bien des péripéties qui valurent la décapitation du prêtre rebelle Bernard Goyheneche, alias Matalas, c’est une ordonnance royale du 19 mars 1841 qui imposera l’union des deux villes pour cause de déclin de la Soule et par manque d’habitants, Mauléon-Licharre dut s’adapter sous le regard dominant du château fort datant du XIIe siècle.  


Le château fort de Mauléon, situé à quelques kilomètres du Béarn, de la Navarre et de l’Espagne, s’est rapidement révélé être un site d’une importance stratégique considérable.


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Dès le XIIIe siècle, la ville fut pourvue d’une bastide. Cette forteresse médiévale, fièrement érigée sur une petite colline, était renommée au XVe siècle comme « le plus puissant château de Guyenne établi sur son imposant rocher ».Étant fermé, nous n’avons pu le visiter. Par contre, le chemin de ronde offre une vue imprenable sur Mauléon, la vallée du gave et les Pyrénées.



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Une étroite route permet d’y monter en voiture. Cependant, le trajet à pied est vivement recommandé, car la ruelle borde d’anciennes maisons aux portes cloutées, aux fenêtres à meneaux et de pierres apparentes et réserve une surprise au N° 8 avec la Maison de la Fée !

 



A quelques km, l’hôpital St Blaise.


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Dans ce petit village, l’église fut construite en 1148 à la demande des chanoines de l’Abbaye de Ste Christine du Somport sur la route de Compostelle. Comprenant l’hôpital de la Miséricorde pour accueillir les pèlerins, aujourd’hui disparu. Il reste le sanctuaire dont l’architecture est un mélange roman et d’hispano-mauresque. C’est à l’époque de la Reconquista que les rois chrétiens de la péninsule ibérique firent appel aux hommes du nord pour les aider à repeupler et à gouverner les terres autrefois musulmanes. Les voyageurs trouvaient ainsi le gîte et le couvert, mais surtout la possibilité d’être soignés, mais également guéris par l’intersession de St Blaise, médecin et évêque arménien du IVe siècle. Au XI siècle après la première croisade, les reliques du Saint avaient été dispersées et vendues par l’église arménienne pour être distribuées dans les églises pastorales afin de lutter contre le paganisme. St Blaise est devenu le protecteur des cardeurs de laine, des tailleurs de pierre et des bergers.


 L’église actuelle est considérée comme un monument d’exception, inscrite au patrimoine de l’UNESCO. L’aspect extérieur de l’église est monumental : 2 clochers, une épaisseur de mur en pierre brune pour impressionner. Les fenêtres fermées de grilles de pierre ressemblent aux claustras des temples de l’Égypte antique apportant une faible lumière. À l’intérieur, une coupole ornée de huit arcs entrecroisés rappelle l’art des moucharabiehs qui tient son origine à l’art chrétien de l’Église primitive égyptienne. Rappelons que les Coptes, chrétien d’Égypte, excellents artisans, ont été les premiers à transmettre, en autre, l’art du claustra et le moucharabieh dans le monde musulman.



Il est par contre très regrettable que, sous prétexte d’une 'visite virtuelle' à 6 euros les 20 minutes, les claustras soient constamment recouverts d’un linge qui empêche tout visiteur de voir l’intérieur de l’église assombrie par de faible lumière. Si tu payes, tu vois, sinon tu sors déçu après avoir fait un détour lié à une publicité du site retransmise sur une chaine de télévision nationale ! merci.


La visite de ce petit village peut se terminer par celle du moulin Eyhea sur les anciennes terres de la commanderie attachée à l’Hôpital en suivant un sentier d’interprétation ou le GR 78 traversant la forêt de Josbaig.


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 A bientôt pour la troisième partie du séjour au Pays Basque



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