• Sylvie Bauche

le Bas et le Haut Delta du Nil

Continuons cette balade dans le Delta qui se divise en deux parties le Bas et le Haut Delta.


Le Bas Delta, partie supérieure.

C’est la zone côtière le long de la grande verte, Ouadj Our où se découpent les lacs Mariout, d’Idkou, Borollos, Diospolis, Menzaleh. Zone sauvage abritant oiseaux migrateurs comme les Ibis, les faucons ; crocodiles, hippopotames et cobras se cachant dans les gigantesques forêts de papyrus. À l’est, les lacs Amers, dualité d’eau douce et d’eau salée où viennent nicher oiseaux et petits gibiers. Terre basse, terre de fondrières où les bouviers, oiseleurs, pécheurs viendront s’installer sur des îlots de fortune, constitués de nénuphars, de potamots, se déplaçant au gré du vent du Nord. Nature dangereuse autant que belle et sauvage qui nourrira les histoires fabuleuses que les hommes transformeront au service de l’État monarchique perpétuant les souvenirs de leurs dieux, Horus, Isis, Osiris, Ouadjet, Thot et bien d’autres.

Barrière transversale d’ouest en est, la terre du bas delta reste infranchissable en bien des endroits malgré son rôle indispensable de drains naturels lors de l’étiage. Les bras d’eau boueux sont des frontières pour hommes et bêtes. Il faut du courage pour vouloir les passer ou des raisons particulières. Nombre de maraudeurs viendront chercher refuge en ces lieux abritant le pire ennemi de l’Égypte : les forces du mal.


Le Haut Delta, partie inférieure.

Moins sauvage le Haut Delta que l’on peut situer par une ligne transversale en dessous des lacs, de Schedia à l’ouest, en passant par Bouto au Nord, Daphné à l’Est et, Memphis au Sud. Prairies nourricières de gros et petits bétails, culture de rhizomes de souchet seront la base de l’alimentation des premières peuplades avant d’entreprendre de grosses productions agricoles.

Les bras du Nil fourniront une pêche abondante, laissant glisser les embarcations chargées de produits venant du sud. Les bras secondaires serviront de déversoirs lors des crues du Nil se jetant ainsi dans les lacs de ce Bas Delta.

De nombreuses villes seront bâties, ports, forts, sanctuaires ; le Haut Delta n’aura de cesse d’être en mouvement. Pourtant les préoccupations essentielles seront toujours liées à la crue. Si la vallée possède une voie de communication, le Delta en possède plusieurs qui vont se modifier après chaque montée des eaux du fleuve. Il va falloir organiser la vie en apprenant à gérer l’excès d’eau.

Ce sont les zones ensablées du nord-ouest et du nord-est qui seront les zones sensibles, permettant à l’homme de rencontrer ses voisins. Échanges, commerces, guerres, diplomaties, les pistes seront les plus surveillées d’Égypte. On y verra circuler bien des têtes royales et d’étranges caravanes.

Extrait du cahier n°1 : Les couleurs du Delta https://www.sylvie-bauche.com/livres


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