• Sylvie Bauche

Et si nous allions chez le coiffeur.




Masculine, féminine, si la mode à l’Ancien Empire égyptien fait parler le statut social de l’individu suivant l’ordre des dynasties, elle est avant tout synonyme de vie, car elle appartient à la beauté. Tout est pensé pour être beau donc vivant. Aussi on ne s’étonnera pas de voir représenter dans les salles et couloirs des divers mastabas de Guiseh et de Saqqarah, des défunts entourés de leur famille dont l’image rendue est tels que nous sommes émerveillés de la magnificence d’une vie quotidienne enchanteresse, comblée où les coiffures, tenues vestimentaires, bijoux et accessoires sont des indices précieux nous permettant d’accéder à l’imaginaire social que fut celui de la civilisation antique.


Chez les hommes, la perruque se porte courte et bouclée avec des mèches ramassées sur le sommet à compter de la III et début IV dynastie puis le haut de la calotte est moyenne à la V dynastie et tend à disparaître. L’oreille est dégagée sous Pépi Ier. Auparavant quelques tentatives de perruques courtes dégageant l’oreille figurent sur des monuments d’époques thinites et de la III dynastie.



La perruque longue dégageant l’oreille se compose de mèches horizontales ou de mèches subdivisées intérieurement. Elle est courante à la VI dynastie sous Pépi I et Merenrê et Pépi II. Une perruque couvrant l’oreille est plus rare. Elle se compose de mèches verticales, les cheveux formant des plis.



Coiffure courte avec diadème orné d’ombelles de papyrus et de rubans rigides. Le défunt représenté lors d’une scène de chasse ou de pêche dans les marais porte un diadème orné à l’arrière d’une ou de deux ombelles de papyrus et de deux rubans rigides dont l’un est plus long que l’autre. À l’origine on suppose que ce diadème était fait de fleurs fraîches en référence au diadème des bateliers. Ruban qui permettait de tenir les mèches de cheveux afin que le batelier puisse voir où il allait.

Dans l’atelier d’orfèvre représenté dans la tombe de Mérérouka, on y voit des ouvriers travaillant le métal pour fabriquer un diadème.

Entre milieu V et fin VI dynastie

Ptahhotep, Kagemni, Mereroua et Sabni




Coiffure courte avec diadème orné d’un nœud fait de deux boucles : à la IV dynastie sous les règnes de Snéfrou et de Chéops. Ce diadème était une récompense offerte par le roi au défunt. Il était réalisé en cuivre recouvert d’une feuille d’or. Tombe de Seneb à Guiseh et le mastaba de Akhethotep. Une légende accompagne souvent la scène de la récompense « distribution de l’or.


Coiffure dame : la perruque courte et bouclée dégage l’oreille à la VI dynastie, Téti et Pépi dont la princesse Idout fille de Pépi I, élégance et féminité.

Un diadème orné d’ombelles de papyrus et de deux rubans rigides dont l’un plus long que l’autre apparait sous Isési et ses successeurs y compris Pépi II VI dynastie. Tombe de TI, Mererouka et Sabni.




Perruque courte ou longue, la femme aime agrémenter sa coiffure par le port d’un collier dit de chien. Porter seul ou avec le collier wsh. Évolution entre la IV et V dynastie sous Cheops à Isési.




Les coiffures apportent donc une aide pour la chronologie des habitants des tombes de l’Ancien Empire. Je vous invite à retrouver ces indications dans vos livres, revues, documents personnels présentant une image d’un locataire d’éternité.






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