• Sylvie Bauche

Antoine le Grand ( 250-356) sur les traces des anciennes initiations des prêtres de l’Égypte Antique

Antoine part au désert mais avant il s’inflige à lui-même un rite de passage. Il va s’enfouir dans une tombe , renonçant à tous ses biens matériels. Il part seul pour chercher le trésor qui se cache en lui , dans son désert intérieur. C’est le combat d’un brave contre le mal pour trouver le trésor : Être saisi de l’amour de Dieu. C’est un parcours initiatique : mourir à soi-même pour vivre en Dieu.





Des hommes et des femmes qui vont peupler le riche Delta ou la Haute vallée du Nil pour construire une civilisation pourvue certes, de monuments représentant l’aspect extérieur de leur quotidien, mais aussi à l’aide d’images devenues symboles, ils vont représenter l’aspect intérieur, celles de leurs idées, de leurs sentiments, de leurs dévotions, de leur désir d’appartenir à un monde qui se doit d’être bon, d’être juste, d’être équitable. Les anciens Égyptiens appelaient Maât, une règle de vie leur permettant d’agir en harmonie avec la nature : flore, faune, fleuve, soleil intimement lié au cosmos.

Au fils du temps les hommes ont fini par élaborer une conception religieuse pouvant apaiser leurs angoisses et donner foi en l’espérance trouvant des réponses à leurs questions sur le monde visible et invisible. Il ne s’agissait pas de croire, ce mot n’existe pas dans le langage des kemety ( Egyptiens ), mais de posséder la connaissance et le savoir.

Chaque homme étant relié par un lien sacré, celui de pouvoir affirmer ,d’avoir été conçu par le même créateur reconnaissable par la place que celui-ci occupe dans le cœur de celui qui sait. Il est écrit dans un chapitre des textes des pyramides datant d’avant –2600 av. J.-C. -« L’Unique, l’Eternel qui vit dans le cœur de chaque homme. » Monologue de l’homme devant le monde connu et inconnu long de 2217 chapitres.

Ainsi chacun pouvait s’interroger et trouver l’image à une religion qui lui convenait qu’elle soit relative à une religion d’État ou à une religion funéraire. Quelle que soit l’image, elle menait à une vision unitaire répondant à la question des origines du monde et unissait les hommes. Si un dogme unique se trouvait être à l’origine ,il existait plusieurs possibilités pour l’entretenir .En final, c’est le résultat qui porte témoignage, car la pensée religieuse de l’Egypte Antique se restera pas figée, mais au contraire se tournera vers de multiples expériences humaines ouvrant ainsi le chemin de la tolérance.


Nous voici à Alexandrie ,tête pensante du monde méditerranéen, mais aussi du pays . Administration, commerce, finance, construction navale, papeterie, industrie du verre, parfumerie et cultes aux diverses divinités, vont occuper une population cosmopolite en ce début de l’ère nouvelle. Les pharaons ont disparu, les Romains se sont infiltrés sous le règne de la belle Cléopâtre imposant la rudesse de son armée à une population de fêtard.

Alexandrie la lumineuse n’a de brillant que la lumière de son phare .Dans un climat de délation ,les classes sociales évitent de s’opposer. On est vite montré du doigt .En ce début de premier siècle, dans les rues les saltimbanques ne colportent plus les grimaces des nains qui amusaient tant les enfants, seuls les paris au cirque sont admis puisque là se retrouve une classe aisée de hauts fonctionnaires, militaires et de commerçants étrangers.

Les lois sont au profit de Rome alors on s’isole par quartier, par clan, par profession. On échange sa mauvaise humeur, les mauvaises affaires, les surtaxes, les restrictions .Même les voyageurs racontent. Ils viennent de Chypre ,de Syrie, de Palestine ,de Judée.

Ici l’absurdité des guerres, là des massacres, la misère , l’esclavage mot ignoré des Égyptiens jusqu’à l’arrivée des Grecs en -342 .

C’est dans ce contexte que va naître l’Église d’Égypte, résultat d’une quête fraternelle menant l’homme à la liberté , libéré de toute contrainte matérielle et d’un polythéisme effréné sous cette domination romaine.

L’Égypte, terre sainte : Bénis soit l’Égypte mon peuple-Isaïe le proclame. Le pays qui a joui de la visite de plusieurs prophètes alors que règne pharaon en maître absolu tant sur la terre que sur les hommes. Abraham, Joseph, Jacob ,Moïse né en Égypte y vivra 40 ans, s’instruisant de sagesses égyptiennes. Il y a 2000 ans la Sainte Famille viendra s’y réfugier, fuyant les colères d’Hérode. Ainsi se réalise la prophétie d’Isaïe — Voici que le seigneur se présente en tant que Dieu sur l’Égypte — le saint copte Cyrille le grand expliquera cette prophétie en disant que le nuage qui transporta Jésus était sa mère. Quant à l’autel établi en terre d’Égypte c’est l’église chrétienne.


En l’an 43 , l’Apôtre Marc débarque à Alexandrie .Il arrive de Rome où il a accompagné Pierre. Il s’installe tout naturellement dans le quartier juif prédisposé à l’écoute de son témoignage. Il y reste jusqu’en 48/49 , fonde l’Église d’Alexandrie en plaçant Anien, premier évêque .Puis il repartira rejoindre Paul et Barnabé. Marc reviendra à

Alexandrie en 61.Il y mourra lynché sur l’esplanade du temple de Sérapis à la Pâque de l’an 68. L’école théologique d’Alexandrie sera la première et la plus savante institution d’études théologiques dans l’antiquité chrétienne .Dans cette école on pouvait recevoir une instruction formant des instructeurs qui partiraient en mission ou des catéchumènes qui attendraient d’être prêt afin de recevoir le baptême.


En Moyenne Egypte , un ermite attend un bateau pour fuir la célébrité .Il aperçoit une caravane arabe, il la suit pendant 3 jours .Arrivé à une petite oasis près de la mer rouge , il s’arrête et s’abrite dans une grotte .C’est Antoine , l’anachorète.Son histoire sera écrite par Athanase, grand théologien et évêque éduqué par le patriarche Alexandre qui rencontrera également Pacôme.

Le monachisme va s'intégrer en Egypte et au delà de ses frontières.


Les premiers moines d’Égypte iront au désert pour s’éloigner de la corruption morale qui s’empare facilement de l’homme. Ils n’iront pas au désert pour fuir les hommes, mais pour vivre un état de parfaite harmonie avec Dieu dans la tranquillité, la solitude et la contemplation, l’Hesychia. Une sorte de sécurité pour se mettre à l’abri des troubles, des mouvements, de l’agitation du monde, autour de soi et de soi-même.

Abba Arsène disait : « Dieu sait que je vous aime (les hommes), mais je ne puis être à la fois avec Dieu et avec les hommes » et « Reste assis dans ta cellule, elle t’enseignera tout ! »

Le moine recherche cet état de conversation avec Dieu en sachant qu’il doit combattre les démons qui habitent le désert. Pour arriver à dialoguer avec Dieu, il ne faut que voir Dieu ,vivre pour Dieu. Il faut ne pas penser, car cela reviendrait à donner la parole aux démons ,seule la conversation doit être engagée entre le moine et la Parole divine. C’est un combat qui évoque celui du récit de la tentation de Jésus. Le moine du désert désire restituer dans sa vie ce combat comme une action rédemptrice. Il devient un “athlète “du Christ qui doit affronter le démon “à front découvert et les yeux dans les yeux” (Cassien) et le vaincre sur son propre terrain.

Le désert reste un lieu de souffrance et de mort, recélant le secret de la vie éternelle. Parcours faisant écho pour certains d’un état de Pureté voulant prolonger l’ère des martyrs.

Dans la religion ancienne ,il y avait cet état de sainteté dans la recherche de la Maât. Le prêtre pur, l’ouab, cherche le silence pour faire monter de son cœur la sagesse. Le moine va par la prière du cœur chercher cette sagesse qui lui permettra d’être vu et entendu par Dieu, son créateur, son père bien aimé.

Le monachisme chrétien égyptien apparait comme le fruit d’une recherche mystique qui trouvera ses réponses dans l’Évangile comme un appel à la sainteté par l’initiation du désert qui aura marqué des générations d’hommes sortant d’une grande civilisation.

Il va s’ensuivre un mouvement missionnaire qui se mettra en marche en ce début de l’ère du christianisme les moines égyptiens vont être présents avec la Parole et leurs règles de vie communautaire : au Soudan, Éthiopie, Palestine, Syrie, Cappadoce, Césarée, Libye, Phrygie, Yémen, Perse, Inde, Belgique, Suisse, Irlande.


Monachos, le moine qui est seul. Mais en premier le terme qui les désignait l’apotaktikos, c’est-à-dire le renonçant . Terme qui exprime bien leur démarche empruntée à Luc chap 14-33 « Quiconque ,parmi vous , ne renonce pas à tous ses biens , ne peut être mon disciple ».

Vivre isolé, célibataire, le renonçant devient synonyme d’anachorète.


le monachisme errant. Relatif à des ermites voulant vivre loin du bruit des villages, de la foule et du Nil. Il cherche un exil poussé à l’extrême pour se placer dans un état de vie hors terrestre. En quelque sorte, on recherche le paradis sur terre .Ces hommes se rapprochent des pratiques osiriaques d’Abydos où se déroulaient une initiation loin de la foule , à la frange du désert dans le tombeau d’Osiris .Épreuve qui consistait à approcher la mort afin de revenir à la vie, métamorphosée, car ayant rencontré le dieu des morts .

Certains les nomment « les anges » .Papnouté raconte que ces ermites tels que Phib, Apollon, Papohé , avaient l’intention de pratiquer la Xeneteia, l’exil pour Dieu. Il décrit des individus vivant nus au désert errant d’un lieu isolé à un autre dont la plupart sont issus d’un milieu social élevé.


-le monachisme anachorétique de type Antonien. Forme d’ascèse charismatique, des semi-ermites .Il s’agissait de suivre humblement un ancien dont la sainteté était reconnue. Les ermites vivent dans un ermitage comprenant une église, des bâtiments pour se réunir et entreposer des réserves, organisé par un économe se chargeant des problèmes et des soucis matériels. Les ermites occupaient une cellule (grotte) dans la montagne vivant à l’écart la semaine .Ils occupaient leur journée au travail des mains (tressage) et à la mélité, sorte de méditation qui consistait à se remémorer des passages appris par cœur des saintes Écritures. Par le fait, il ruminait les paroles (cela n’est pas sans évoquer le travail de répétition d’apprentissage des scribes) pendant cette méditation, il oubliait souvent leur travail qui restait quant à lui secondaire.


Antoine a trouvé un lieu qu’il nomme « sa montagne intérieure ». Il y combattra les démons venus se réfugier après avoir été chassés des villes par les conversions des fidèles du Christ. Il y a un lien très étroit entre l’anachorèse, la retraite au désert et les assauts des démons. Toute la littérature de la vie d’Antoine écrite par Athanase va être considérée comme une règle, l’attitude face aux attaques démoniaques .Satan se plaint à Antoine, avec la propagation du christianisme, il n’a plus de lieux où résider, il craint que le désert fleurisse comme le disait Saint-Jérôme voyant là la réalisation de la prophétie d’Isaïe : « le désert fleurira ».

Antoine comparait le moine sorti du désert comme un poisson hors de l’eau. Dans la sentence 4 ,il explique ‘Les poissons qui s’attardent sur la terre sèche meurent. Et tout de même les moines qui lambinent hors de leur cellule ou qui passent du temps avec les gens du siècle perdent la vigueur (tonos) nécessaire pour l’hésychia. Il faut donc que le poisson retourne au plus vite à la mer, et nous à notre cellule. Sans quoi, en traînant dehors, nous oublierons la garde du dedans’.

Et lorsque Evagre le pontique ,philosophe lui demanda comment ,il pouvait vivre sans livre ,le saint homme désigna les montagnes et le désert ainsi : « mon livre, ô philosophe, c’est la création ;elle est à ma disposition quand je le désire, pour y lire les paroles de Dieu. »

Antoine écouta la voix sans se troubler, car il avait appris à la reconnaître : « Antoine lève toi et regarde » .Il avait atteint la tranquillité et l’immobilité de l’esprit fondée sur la Foi. Cela l’avait rendu suffisamment pur pour être présenté au Père lorsque celui-ci l’appelait. Antoine veillait sur sa montagne et le Seigneur lui montra ce qui se passait au loin. C’est-à-dire lui montra des visions. Antoine se vit lui – même, hors de lui-même, puis il se vit revenir, debout devant soi, et de nouveau il fut lui-même. La voix lui montrait des visions, des révélations, mais ensuite lui posait la question : « Antoine comprends-tu ce que tu vois ? ». Il lui fallait discerner l’enseignement afin de connaître la volonté de Dieu et les intentions des hommes.

La voix se fait entendre après le combat de l’ascèse dans la solitude, ce sera le cheminement à suivre pour les anachorètes. « Si vous m’estimez avisé, devenez ce que je suis, moi qui suis chrétien. »

Antoine parle l’égyptien populaire que l’on désignera par copte. Il défia les Grecs dont l’enseignement se faisait par les Lettres désignant le monde extérieur, alors que lui préconisait la méditation de l’Ecriture, le monde intérieur .Cela impressionna les hommes qui voyageaient beaucoup pour étudier .Antoine leur disait :« pas besoin de voyager pour le royaume des cieux ,ni de passer la mer pour la vertu, le Seigneur a dit « le royaume des cieux est au-dedans de nous. »

La sagesse d’Antoine est de tout donner pour aimer ce qui lui sera donné. Tel est l’enseignement d’Antoine a ceux qui veulent disposer de l’âme à entendre la voix de Dieu et à se laisser mouvoir par l’Esprit.

L’ermitage d’Antoine réunira les moines à l’Est de la Vallée dans l’ouadi Araba traversant le djebel Galala el Qiliya pour rejoindre la mer rouge à Zafarana .Lieu désertique où se croisent quelques expéditions minières, car le terrain est riche en cuivre. Un puits le bir Buerat alimente en eau potable les hommes circulant sur les pistes menant à un fort romain .Aux abords de l’ermitage seront retrouvés des graffitis nabatéens et romains .On s’est longtemps demandé où les moines récupéraient les joncs qu’ils tressaient pendant la mélité.


L’explication est récente .C’est au cours de travaux archéologiques de 1999 et 2001 entrepris par une mission franco-égyptienne que l’on répondit à cette question. Plus au Nord à 70 km Zafarana dans la région de Ayn Soukhna, le long du littoral ce ne sont que falaises abruptes pour finir sur une crique sablonneuse riche d’éléments archéologiques .

En faisant des relevés on détecta la présence d’eau sulfureuse émergeant d’une vaste zone marécageuse au nord d’Ayn Soukhna à Gobbet el Bus, le marécage des roseaux, abritant petits gibiers, oiseaux migrateurs. Les moines venaient donc ici chercher les roseaux qui leur servaient pour leurs travaux .Ils s’abritaient dans la crique qui leur offrait protection contre les vents ,et les maraudeurs .Ils laissèrent graver comme beaucoup d’autres voyageurs des croix, des palmettes, des graffitis grecs ou coptes sur les falaises dominant la crique.


Des ermitages desservis par un moine prêtre vont se regrouper pour former des colonies semi-anachorétiques dont les plus connues sont à l’ouest du Delta, celles de Nitrie, et de Scété (Wadi Natroum)


Antoine vint trouver l’abbé Amoun à Nitrie .Ils décident de marcher dans le désert jusqu’au coucher du soleil. Ils s’arrêtent et plantèrent une croix marquant l’emplacement des kellias qui compteront 1500 ermitages au VIIè. Les Kellias étant plus ouvertes sur le monde, recevant des voyageurs entre Alexandrie et Le Caire (Babylone). De là s’élevaient les voix des moines en même temps pour les prières ce qui donnait l’impression aux visiteurs d’être au paradis.

La particularité de tous les moines ,c’est le respect de la même règle concernant l’écriture. L’alphabet copte va leur donner la possibilité de communiquer dans le secret .Le copte va leur servir de code. Les disciples lisent les lettres des anciens comme une littérature monastique. Les textes ne sont pas toujours clairs, car souvent ils évoquent des proverbes fellahs. Au plus, on s’enfonçait vers le sud ,au moins le grec était compris, le copte prenant le dessus. Les textes officiels seront traduits en Grecs, et latin .C’est Athanase qui traduira en latin la vie de St Antoine afin que ces écrits servent d’exemple aux moines de pays étrangers. Lors d’exils, Hilaire de Poitiers et Eusèbe de Vercueil ramèneront les textes. Saint-Martin s’en inspirera et bientôt les noms de moines égyptiens furent connus des grandes familles chrétiennes d’Occident. C’est à la mort d’Athanase que le mouvement se répandit. Jérôme partit en Syrie, se trouve à Antioche lorsqu’il apprend que Ruffin part en Égypte pour rencontrer le bienheureux Macaire l’Alexandrin avec lui la dame Mélanie, romaine chrétienne escortée par Isidore, évêque de Damahur ,iront ensemble jusqu’au mont des Oliviers !


-Le monachisme de type pacômien

Pacôme nait aux environs Esna vers l’an 292, enrôlé dans l’armée de Maximien en 312, admirant la charité des chrétiens auprès des prisonniers rencontrés à Louqsor, il se fait baptiser en 313 à Chenoboskion ( village des oies ) région de Hou. On apprend que cette région isolée abritait des sectes , celles des Melétiens et des Marcionites. Il y aurait là aussi à s’interroger sur cette démarche dans un village perdu d’autant que d’après Ammon un climat particulier entoure la conversion de Pacôme. Après avoir apporté du réconfort aux conscrits prisonniers , il se serait mis à l’écart, tendit les mains au ciel et pria :


Pacôme ascète, père spirituel et organisateur dégage une expérience humaine et chrétienne au service des hommes. Les documents le concernant sont nombreux ,écrits par ses successeurs ou visiteurs. Théodore son successeur dépeint la pédagogie de Pacôme. Le supérieur devait jeûner et prier pour les frères négligents. Il devait les faire réfléchir et les amener à reconnaître leur faute et à faire amendement. Les frères qui n’arrivaient pas à suivre la règle d’obéissance étaient renvoyés pour ne pas « contaminer les frères qui marchaient bien ». En 324 ,il fonde à Tabenèse près de Nag Hamadi sa première communauté cénobitique. Parti ramasser du bois, il s’aventure dans un désert d’épineux pour souffrir comme le Christ en croix. Là ,dans la solitude, il entend une voix lui demandant de construire un monastère. Palomon l’aide à bâtir une cabane ( une loge ) et s’en retourne le laissant aux abords du village abandonné de Tabanèse.

Rejoints par son frère Jean et des paysans des environs, ils vont étendre la construction des logias. À sa mort en 329 , il aura fondé 9 communautés, dont 2 de femmes désignées les mères du désert dont le premier fut fondé pour sa sœur Marie.

Vers l’an 400, plusieurs milliers de moines vivaient répartis dans ces monastères, totalement indépendants , subsistant à leur besoin. Révélé à l’Occident par St Jérôme en 384,mais c’est en 404 qu’il traduisit du grec en latin la vie de Pacôme ainsi que 4 préfaces des règles concernant les pénitences, les sanctions aux fautes, les observations pour les chefs de maison, le livre du couvent. Sylvie Bauche. Directrice Education Egypte Découverte. Présidente de la CAT’s France EGYPTE -Children ‘s Alliance Tradition and Social Engagement .

Extrait de mes conférences sur le Monachisme au désert d'Egypte entre 2008 et 2013.


Pour compléter la vie des anachorètes , je vous invite à lire mon livre: La lampe cachée du NIl, un voyage initiatique au coeur de l'amour divin. https://www.sylvie-bauche.com/livres.